La Cap Skirring (ou Skiring) en Casamance Sénégal
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Lettre ouverte aux hôteliers de Casamance

Pourquoi un Syndicat d'Initiative ou un Office du Tourisme de Casamance ? Partout ailleurs au Sénégal ou dans le monde, ce type d'organisation à laquelle chaque professionnel est libre ou non d'adhérer se donne pour mission d'encourager le tourisme dans la région dans laquelle il oeuvre. J'ai pu assister en tant que membre ou qu'invité à plusieurs réunions d'Office du Tourisme : Burkina Faso, Sihanoukville (Cambodge), Bénin, etc... La convivialité de telles réunions, malgré les divergences de vues, ainsi que les sujets abordés rendent généralement constructifs les débats.

En Casamance, la mission de cette organisation semble être depuis longtemps de servir de tribune aux différents règlements de compte et d'exercer un moyen de pression sur les membres qui ont le malheur d'avoir des idées ou des points de vue divergeants. L'épisode "Senegalaisement.com"(1) en est la triste illustration. En quoi être "pour ou contre" la liberté de critique d'un individu ou d'un site internet peut améliorer ou nuire au tourisme régional en général ? En rien. C'est juste un caprice qu'un Office du Tourisme digne de ce nom n'aurait jamais eu l'idée de mettre à l'ordre du jour. Pourquoi reparler de cette triste histoire qui comme chacun sait n'a d'ailleurs nuit qu'à ceux qui en sont à l'origine ?

Parce qu'aujourd'hui, les évènements malheureux qui menacent le tourisme en Casamance se conjuguent avec la modification de la structure représentative du tourisme en Casamance.

Le triste sire Ehemba (qui fait partie avec son bon cousin "ex-tout" des 4 ou 5 seuls casamançais en surpoids) va donc présider à l'avenir de cet Office du Tourisme. L'individu ne manque pourtant jamais une occasion de proférer des stupidités. En surfant sur internet j'ai trouvé sa première déclaration solennelle de l'été en tant que nouveau président de la Chambre de Commerce. A propos du départ pour cause de maladie grave de M. Diallo il a déclaré :

« C’est, en effet, une première dans notre pays qu’un président de Chambre de commerce démissionne de son poste pour cause de santé ».

Suis-je le seul à trouver ce m'béchile atteint de crétinisme ? Qu'est ce qui peut motiver l'élection d'un individu comme P. Ehemba à la tête d'un organisme chargé de la promotion du tourisme en Casamance ou à la tête d'une Chambre de Commerce ?


Aperçu de la saison 2009-2010 : grâce au fabuleux talent de Cheeta.

On pourrait prétexter qu'il n'est pas très futé mais que du fait de ses "relations" il peut être utile. Hélas, ce n'est plus vrai. Son protecteur et associé, le sinistre "ex-tout" qui trimbalait sa graisse comme un pacha en se prenant pour le maître incontesté de la région, n'est aujourd'hui plus rien. Alhamdoulilahi, les Casamançais ont réussi aux dernières élections ce que quelques hôteliers libres n'ont pu faire : se débarrasser d'une clique familiale qui ne fait qu'enfoncer la région depuis des années.

Aujourd'hui le nouvel Office du Tourisme a été monté à la manière d'un sorbet à la banane. Se sachant complètement incompétent et illégitime, l'ahuri s'est monté une petite sauce l'assurant de rester le plus longtemps possible en place. Pour cela, il suffisait de placer ses pions à la manière des petits dictateurs dont l'Afrique finit toujours un jour ou l'autre par se débarrasser avec violence. Election contestable et contestée, composition curieuse du bureau, parole aux absents et sparadrap aux empêcheurs de tourner en rond, ce nouvel Office du Tourisme est incontestablement sur la bonne voie...

Il y avait pourtant des personnes dynamiques, compétentes et irréprochables dans le monde du tourisme casamançais. Des personnes propres susceptibles de promouvoir la région, de lancer des idées nouvelles, de révolutionner la manière de fonctionner de l'association pour la mettre en conformité avec les standards internationaux des offices du tourisme. C'était une chance inespérée, en ce dur moment de crise, de se débarrasser de la tutelle du Boulet. Occasion manquée mais rien n'est perdu !

LES GAGNANTS ET LES PERDANTS
Alors la situation est claire aujourd'hui. Les bons auxquels je fais allusion s'en sortent. Ils n'ont pas besoin d'un "syndicat d'initiative". Les méchants s'en sortent aussi et s'en sortiront toujours car ils détournent cette association à leur unique profit. De plus, par leur activité intrinsèque ils n'ont pas de clientèle véritablement touristique et savent que même un tsunami au Cap ne nuira pas à leur épicerie. Mais qui sont alors les victimes ? En premier lieu les employés et les populations du Cap Skirring. Complètement inconscients de l'origine de leur mal, ils ne savent qu'une chose c'est qu'ils n'ont pas de boulot. Et leur colère, à intervalle régulier, se manifeste par des défilés plus ou moins violents sur les pistes poussiéreuses de Kabrousse. Après tout, totalement ignorants des réalités, ils ne vont évidemment pas lancer des sagaies dans un tas de graisse censé présider à l'avenir touristique de la région. Les autres victimes sont les hôteliers silencieux. Par leur silence, quelle que soit leur réelle volonté, ils font le jeu de ceux qui sapent le tourisme en Casamance. Bêtes et/ou peu courageux, ils sont enfermés dans une logique du siècle dernier consistant à obéir sans broncher et à penser qu'on peut se battre pour son bout pain en filant quelques CFA afin de figurer sur une carte touristique diffusée à "qui n'en veut". Ils font eux aussi partie des perdants.

ET PENDANT CE TEMPS LA A VERA CRUZ...
Dans le même temps, dans toutes les autres régions du Sénégal, les hôteliers font ce qu'ils veulent en toute liberté et développent leur activité. Il n'y a qu'en Casamance que cette situation est à déplorer. A Saly, qui ne bénéficie d'aucune promotion particulière, aucun grand sachem ne vient dicter sa loi à des hôtels apeurés de se faire réprimander ou braquer sur la route par des mercenaires embauchés pour faire la peau aux récalcitrants. A Saint-Louis, et je connais le dossier, quand un hôtelier dit merde au syndicat d'initiative (et ça arrive régulièrement) il ne risque pas une flèche enflammée sur le toit de son hôtel ou une punition du dictateur local. Quand enfin, un site internet fait un commentaire très peu élogieux sur un établissement (y compris s'il s'agit du plus célèbre) le syndicat d'initiative considère qu' il s'agit du problème de l'hôtelier en question et éventuellement de celui du Syndicat patronal de l'industrie hôtelière du Sénégal . Car il existe un syndicat des hôteliers au Sénégal. C'est son rôle de défendre ses adhérents et l'activité hôtelière en général. Ce n'est pas le rôle, même statutaire, d'un Office du Tourisme que de dépenser son énergie pour défendre deux ou trois hôteliers sur la grosse soixantaine que compte la Casamance.

QUE FAIRE AUJOURD'HUI POUR SAUVER LA SAISON ET S'ENGAGER SUR UNE VOIE PLUS SEREINE ?
La première urgence est bien-sûr de communiquer. De parler. De s'exprimer. Que l'on parle bien français ou non. Arrêter de penser que le fils caché de Diane Fossey est là pour vous aider ou parler en votre nom. Il faut réfléchir. Qu'a fait de bien ou de positif le syndicat d'initiative récemment pour développer et enrichir le tourisme en Casamance ? La réponse est rien.

D'où pensez-vous que viennent les nouveaux touristes qui ont découvert la région ces dernières années ? Y'en a t'il qui pensent que c'est en admirant Amin Dada trimbaler sa graisse deux fois par an dans les salons touristiques français qu'ils ont décidé de visiter le Cap Skirring ? Il y en a réellement qui pensent ça ? J'aimerais que l'on me rassure... ou que l'on m'inquiète. En tous cas, d'autres se sont aperçus que c'est sur internet que cela se passe. Ou dans la presse. Et qu'il faut tout faire pour dialoguer avec les véritable promoteurs du tourisme en Casamance.

La situation de la saison à venir est désastreuse et moi autant que d'autres, n'ont plus ce désir d'aider bénévolement un secteur dont 5 ou 6 acteurs seulement semblent se soucier. Tout le monde connait ces opérateurs touristiques là : ce sont ceux qui ne sont pas en difficulté et qui ont vraiment comme seule motivation la réussite économique et touristique de la région.

La crainte de représailles de certains ne doit pas les rendre aveugles même si elle peut être compréhensible dans une région où les coupeurs de route servent autant les causes politiques que les règlements de compte commandités. Entouka (comme on dit au Burkina Faso), si quoi que ce soit arrivait à un quelconque hôtelier de Casamance ou à ses biens, tout le monde aura bien conscience dans l'ensemble du Sénégal (et pas seulement en Casamance) de l'identité du commanditaire de cette action criminelle.

Le mercredi 12 août 2009

Cap-Skirring.com

(1) Pour les nouveaux hôteliers ou les amnésiques, "l'affaire Senegalaisement.com" est une saga déclenchée par la laitière helvète du chimpanzé de Ziguinchor incapable d'assumer d'avoir à l'époque envoyé à tous ses contacts un mail insultant à l'égard de Senegalaisement.com oubliant que dans son carnet d'adresse figurait également le site en question. S'apercevant de la méprise, elle a commencé à parler de piratage de son compte mail. D'une part parce qu'elle était sans doute assez idiote pour le croire, d'autre part parce que cela sans doute l'arrangeait. Dans une région où l'internet faisait encore figure de science-fiction (2003), quelques idiots l'ont suivi dans ses délires. Moi même j'ai pu me laisser avoir en pensant qu'il y avait d'autres responsables réels que le couple ziguinchorois. Si en Casamance on ne choisissait pas ses amitiés en fonction des "protections" et "réseaux" qu'elles peuvent apporter, ce couple insolite serait d'ores et déjà totalement isolé de la communauté hôtelière et probablement même en prison. Le résultat de cette histoire, pourtant prévisible, n'en fut pas moins intéressant : le Sénégal entier et des dizaines de milliers d'internautes en ont profité pour découvrir Senegalaisement.com (aujourd'hui le portail généraliste sur le Sénégal le plus visité du net), des milliers de touristes qui n'en avaient pas connaissance ont pu lire les critiques formulées à l'encontre des établissements visés et le Sénégal entier a été mis à l'index par Reporters sans Frontières pour tentative de muselage des medias internet et ... Bref, tout le contraire de ce qui était attendu. Furieux, deux ou trois des hôteliers visés, soutenus par les quelques habituels silencieux consentants, ont interdit aux membres du Syndicat d'Initiative tout contact avec Senegalaisement.com ! Décision stupide mais attendue dans cette région où démocratie et liberté sont souvent confisquées.

Vos contributions et commentaires sur le contenu de cette page
  • Message déposé le 22/02/2010 - 22:02 par juan  1 votes   
    Finalement, où en sommes nous aujourd'hui 22 février 2010; le club est réouvert? Merci
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