Entretien
avec : Jean-Paul FONTAINE
Cap Skirring / www.residences-les-alizes.com
la veille du démarrage de la nouvelle saison touristique
d’hiver 2007 – 2008 au Sénégal,
nous donnons la parole à Monsieur Jean-Paul FONTAINE,
Propriétaire-gérant des « Résidences
Les Alizés » (www.residences-les-alizes.com
& jpfontaine@residences-les-alizes.com) à Cap
Skirring (Casamance / SENEGAL / AFRIQUE DE L’OUEST).
CSK (Cap-Skirring.com) : Pour nos
internautes, pouvez-vous décrire succinctement votre
activité professionnelle actuelle ?
JPF
(Jean-Paul FONTAINE) : Au cours des 6 dernières années,
mon épouse Barbara et moi-même avons érigé
le 1er complexe hôtelier & immobilier de prestige
(4 **** Luxe - Charme) de Casamance, en bordure immédiate
de la plage principale de Cap Skirring. Nous avons résolument
opté pour le segment « haut de gamme »,
à l’époque inexistant en Casamance et
peu présent dans le reste du Sénégal.
La proximité immédiate du village CLUB MED de
Cap Skirring et de son magnifique golf de 9 trous en bordure
de mer n’étaient pas étrangers à
ce choix de segment « upscale » de marché
hôtelier & immobilier.
Le volet immobilier de notre programme est clôturé
(constructions et ventes) depuis fin 2006 et nous nous concentrons
désormais exclusivement à l’accueil personnalisé
de nos clients hôteliers. Nous disposons de 16 grandes
Villas de 175 à 225 m2, de 16 vastes Suites de Luxe
de 80 m2 et de 2 Suites de Luxe Prestige de 110 et 170 m2.
CSK (Cap-Skirring.com) : Qu’offre
la région naturelle de Casamance par rapport au reste
du Sénégal ?
JPF : Il est évident que la région
de Casamance offre un paysage qui n’existe tout simplement
pas dans le reste du Sénégal. Cette magnifique
région enclavée, située beaucoup plus
au sud du reste du Sénégal et de la Gambie,
est la seule à offrir un climat de type subtropical.
Nous profitons de 320 jours d’ensoleillement par an
et les températures de l’air et de l’eau
sont systématiquement plus élevées qu’à
Dakar ou le long de la « Petite Côte ».
Ce dernier atout est fondamental pour les mois moins chauds
de janvier à mars. Les pluies abondantes qui arrosent
copieusement la verte Casamance de la mi-juillet à
la mi-octobre (3 mois) alimentent tout le reste de l’année
la présence d’une végétation luxuriante.
Ces pluies permettent la culture rizière (riz de montagne
et de rizière), la culture maraîchère
et la culture fruitière. La Casamance est considérée
depuis toujours comme le « grenier » du Sénégal.
C’est tout dire…Les paysages sont époustouflants
de beauté et le vaste réseau de bolongs (mangrove),
qui s’étend largement autour du fleuve Casamance,
alimente une faune et une flore remarquables. Faut-il enfin
rappeler que la région touristique artificielle de
la « Petite Côte » (75 Kms au sud de Dakar),
qui dispose de très peu d’atouts naturels, n’aurait
plus que probablement jamais été crée
de toutes pièces au début du conflit sans l’existence
de ce conflit indépendantiste…
CSK (Cap-Skirring.com) : Pourquoi avoir choisi la
station balnéaire de Cap Skirring en particulier pour
y ériger votre hôtel 4 **** ?
JPF : Comme tous les guides touristiques
l’écrivent, les plages de sable fin de Cap Skirring
sont les plus belles du Sénégal. Certains les
considèrent d’ailleurs comme étant les
plus belles de toute l’Afrique de l’Ouest. La
présence constante et rafraîchissante des vents
Alizés durant toute l’année évite
la chaleur oppressante qui règne sur nombre d’autres
plages moins favorisées du pays.
CSK (Cap-Skirring.com) : Pouvez-vous nous parler
des plages de Cap Skirring, que l’on dit paradisiaques
?
JPF : Les plages de sable blond de Casamance
s’étendent sur des dizaines de kilomètres
entre la Gambie (zone de Basse-Casamance Nord) et la Guinée
Bissau (zone de Basse-Casamance Sud). Le fleuve Casamance
sert de frontière naturelle entre ces 2 sous-régions.
A Cap Skirring, même au cœur de la saison touristique,
il est peu fréquent de croiser des promeneurs ou des
pêcheurs le long de ces vastes étendues de plages,
également accessibles en 4X4, en quad ou en VTT.
Il est fréquent d’observer des dauphins, des
tortues marines, des pélicans, des hérons, des
aigrettes, des aigles marins, des cigognes, des varans,…
Les pêches à la traîne, au « surf
casting » ou « à la palangrotte »
donnent d’excellents résultats (barracudas, carpes
rouges, carpes noires, capitaines,…), tant en mer que
dans les multiples bolongs du fleuve Casamance.
CSK (Cap-Skirring.com) : Pouvez-vous nous parler
des populations locales ?
JPF : Mon épouse et moi-même
avons l’habitude de répéter un dicton
local qui dit que qui découvre la Casamance ne retourne
plus jamais dans le reste du Sénégal !
Outre la grande beauté des paysages, l’hospitalité
et l’amabilité légendaires des populations
locales d’ethnie Diola, majoritairement catholiques
et animistes, y sont pour beaucoup.
Qui ne s’est pas assis sur un petit banc posé
à l’ombre d’un vieux fromager millénaire
pour « palabrer » avec quelques habitants d’un
petit village diola blotti dans le creux d’un vallon
ne peut comprendre le charme africain et la magie d’un
temps qui suspend sa course.
Seule l’Afrique noire et ses rites animistes peut amener
un Européen à entamer une profonde réflexion
sur le vrai sens de la vie, dont le stress permanent de la
« civilisation » l’empêche d’en
percevoir les vraies richesses cachées.
CSK (Cap-Skirring.com) : Quelle est votre analyse
personnelle du conflit indépendantiste casamançais,
désormais résolu ?
JPF : Ce conflit, l’un des plus anciens
qui existait alors en Afrique, a débuté en 1982
pour se terminer en 2004, soit 22 ans plus tard. Contrairement
à la Côte d’Ivoire et à de nombreux
autres pays africains « sous tensions » tels que
la Sierra Léone et le Libéria, le conflit casamançais
ne fut ni ethnique, ni religieux. Il fut strictement économique.
Et il est désormais clôturé, à
la plus grande satisfaction de tous. Il est donc plus que
temps de se concentrer sur la poursuite de la relance économique
et sociale de cette merveilleuse région naturelle au
potentiel touristique très important. Les grands travaux
de reconstruction (routes, ponts, écoles, université,
port, hôpital,…) sont déjà bien
avancés. L’espoir est donc immense d’oublier
rapidement les conséquences économiques et sociales
négatives de ces troubles, qui ont mis entre parenthèse
durant plus de 20 ans le développement économique
et social de cette superbe région.
Quant aux conséquences actuelles de cet ancien conflit
pour les touristes s’apprêtant à découvrir
la Casamance au cours de cette saison touristique d’hiver
2007-2008,…elles sont extrêmement positives !
En effet, c’est précisément cette crainte
totalement injustifiée des agences de voyage &
tour opérateurs vis-à-vis de la Casamance entre
les années 1982 et 2004 qui a permis de préserver
intacts les nombreux atouts touristiques de cette région
bénie des Dieux. La Casamance, comme le paradis, se
mérite…
La Casamance ayant toujours été décrite
comme « la perle » du Sénégal dans
tous les guides touristiques relatifs au Sénégal,
il ne fait guère de doute que les investisseurs et
les vacanciers vont continuer d’affluer vers notre belle
région.
On observe pour l’instant un glissement progressif logique
des investissements de la « Petite Côte »
vers la « Casamance » en général
et Cap Skirring en particulier.
CSK (Cap-Skirring.com) : Quels sont les atouts spécifiques
de la station balnéaire réputée de Cap
Skirring ?
JPF : Sans conteste : les plus belles plages
du Sénégal ; la présence du golf maritime
9 trous du CLUB MED voisin, ouvert au public extérieur
; la présence du 2ème aéroport international
du Sénégal, récemment modernisé
et agrandi ; des vols internationaux directs, en saison touristique,
au départ de Paris ; la possibilité de pratiquer
toutes les activités sportives (golf, tennis, équitation,
pêche, chasse, excursions en 4X4, excursions en pirogue,
quad, catamaran, jet ski, ski nautique, kayak, pédalo
VTT,,…) ; absence totale de pollutions ; grande amabilité
des populations ; fraîcheur des aliments « bio
» (poissons, viandes, fruits, légumes) ;…
CSK (Cap-Skirring.com) : Quels sont les défis
auxquels sera confronté la station balnéaire
de Cap Skirring au cours des 10 prochaines années ?
JPF : L’augmentation du nombre de vols
internationaux vers Cap Skirring et l’allongement de
la saison touristique d’hiver sont nos préoccupations
principales. Nous sommes confrontés à des périodes
où des clients européens souhaitent venir en
Casamance, nos hôtels disposent encore de places et…il
n’y a plus de places disponibles sur les avions qui
desservent Cap Skirring. Et il est important pour les populations
locales que la saison touristique dure 8 mois au lieu de 6
actuellement. Enfin, il me semble évident que c’est
aux nombreux acteurs économiques et aux diverses autorités
publiques locales et régionales, de faire en sorte
de ne pas reproduire les débordements bien connus de
la « Petite Côte » autour de Sally - Mbour
(hébergement illégal, prostitution, pédophilie,
drogue, jeux, insécurité,…). J’espère
cependant que ces 2 groupes agiront conjointement, efficacement
et rapidement. A cette liste de « maux touristiques
» classiques, il faut encore ajouter le contrôle
attentif et la protection stricte de la nappe phréatique
de Cap Skirring.
CSK (Cap-Skirring.com) : Quelles nouveautés
réserve la Casamance à ses visiteurs pour cette
nouvelle saison touristique d’hiver?
JPF : Elles sont nombreuses : La compagnie
aérienne AIR SENEGAL INTERNATIONAL a ajouté
cette saison une rotation hebdomadaire supplémentaire
(samedi) à ses 2 rotations hebdomadaires actuelles
(vendredi et dimanche) Paris – Dakar – Cap Skirring
et retour. Finalisation de la construction de la toute nouvelle
route Cap Skirring – Ziguinchor ; Fin des travaux de
reconstruction, de sécurisation, d’allongement
et d’élargissement de l’aérogare
et de la piste de l’aéroport international de
Cap Skirring ; Fin des travaux de rénovation, de sécurisation,
d’allongement et d’élargissement de l’aérogare
et de la piste de l’aéroport régional
de Cap Skirring. Fin des travaux de construction et de sécurisation
du rond-point de Cap Skirring et des routes d’accès
à ce dernier,…
CSK (Cap-Skirring.com) : Encore une dernière
chose à ajouter ?
JPF : Un séjour en Casamance offre
un dépaysement total dû, entre autres, aux changements
radicaux de continent, de race, de culture, de paysage et
de climat.
Et contrairement à la plupart des autres destinations
touristiques exotiques, le vol vers Cap Skirring est très
court (6 heures), le décalage horaire quasi inexistant
(1 seule heure en saison touristique), le soleil est garanti
320 jours/an et le dépaysement total est évident.
Que souhaitez de plus pour (re)découvrir sans tarder
cette ancienne et logique 1ère destination touristique
du Sénégal et d’Afrique de l’Ouest
?
ap
Skirring (Casamance), le mercredi 15 août 2007