La Cap Skirring (ou Skiring) en Casamance Sénégal
Hôtels du Cap SkirringSéjours au Cap SkirringVols secs Cap SkirringLoisirs et activités au Cap SkirringFormalitésCap SkirringPetites annonces Cap SkirringPhotos de CasamanceLa CasamanceForum CasamanceInfos et nouvelles sur le Cap Skirring

Contactez-nous Restaurants du Cap Skirring Loisirs en Casamance Annuaire du Cap Skirring Abéné Casamance Kafountine Sécurité en Casamance Index des pages du site



Photos du Cap Skirring

La Villa des Pêcheurs au Cap SKirring

Sommaire Sitemap

Imprimer        Partager sur : facebook   twitter   google   myspace 

Aline Sitoé Diatta

Parfois présentée comme une reine, la prêtresse Aline Sitoé Diatta ou Alinesitow Diatta (1920-1944) est une héroïne de la résistance casamançaise. On la surnomme parfois la « Jeanne d'Arc d'Afrique » (1).

Sommaire

  

Biographie

Elle est née à Kabrousse en Casamance dans le Sud du Sénégal dans le quartier de Niolou en 1920. Ses parents étaient Silisia Diatta et Assonelo Diatta, mais elle fut élevée par son oncle paternel Elaballin Diatta à la mort de son père.

(violation de copyright du lien externe pour ce paragraphe) :

Née en 1920, à Nialou, un quartier de Cabrousse, Aline Sitoé Diatta se rend d’abord à Ziguinchor pour travailler comme docker et non comme bonne. À l’instar des filles de la région, elle migre sur Dakar durant la saison sèche. C’est à Dakar, comme une prophétesse, qu’elle reçoit la mission quasi divine de libérer son peuple. Aline refuse de s’y investir dans un premier temps. Son refus obstiné lui vaut un évanouissement au marché Sandaga. Et, selon l’hagiographie diola, c’est un vautour blanc qui lui ordonne d’obéir et de rentrer pour secourir une population martyrisée par l’administration coloniale. Une fois dans son Kassa natal c'est-à-dire en Casamance, cette femme meneuse d’hommes entraîne toute la basse Casamance dans la désobéissance civile face à l’oppression française. Elle est à l'origine de véritables mouvements de révolte en Casamance en disant notamment aux paysans casamançais d'arreter les cultures commerciales dictées par les colons au profit des cultures vivrières.Considérée comme potentiellement dangereuse elle est alors jugée par l'administration coloniale et déportée à Tombouctou au Mali où elle meurt en 1944 à l'âge de 24 ans.

Postérité


Son nom a été donné à un quartier de Dakar situé à proximité de l'Université Cheikh Anta Diop (la Cité Aline Sitoé Diatta), à un stade de Ziguinchor (le stade Aline Sitoé Diatta), ainsi qu'à diverses écoles et organisations.

Une exposition lui a été consacrée en 2007  (2).

Le Aline Sitoé Diatta est le bateau qui assure depuis 2008 la liaison Dakar-Ziguinchor, en remplacement du Wilis, lui-même successeur du Joola, de tragique mémoire.

Notes

  1.  (↑) « Journées culturelles Aline Sitoé Diatta : Les étudiantes réclament les cendres de leur marraine », Le Quotidien, 23 février 2004 refer.sn [archive]
  2.  (↑) « Expo Aline Sitoé Diatta… : La dame de Cabrousse, symbole de refus et de paix » (article Wal Fadjri, 19 juin 2007) seneweb.com [archive]

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • (en) Wilmetta Jesvalynn Toliver, Aline Sitoe Diatta: addressing historical silences through Senegalese culture, Ann Arbor, UMI Dissertation Services, 2002, 318 p. (thèse université Stanford, 1999)
  • (en) W. J. Toliver-Diallo, « The Woman Who Was More Than a Man": Making Aline Sitoe Diatta into a National Heroine in Senegal », Canadian Journal of African Studies, 2005, vol. 39, no 2, p. 338-360

Liens externes

Aucune contribution ni aucun commentaire n'a été effectué sur cette page.
Imprimer        Partager sur : facebook   twitter   google   myspace